Ethique pour tous, tous pour éthiques !

Publié le par PH'ART

Pourquoi donc l'esprit éthique ne reste-il pas authentiquement actif socialement ? Mais il le reste socialement actif ! ce n'est que l'histoire qui le relègue périodiquement dans les bas-fonds de l'underground culturel. L'histoire confond les manifestations de l'esprit éthique et son essence. Quand l'histoire décide qu'un mode d'expression éthique est mort, alors elle fait condamnent socialement ceux qui le véhiculaient à travers divers "objets". 

Oui, comme tout "objet" temporel, un moyen d'expression éthique naît, vit et meurt en son temps ; il meurt quand les inconscients de l'éthique parviennent enfin à le rendre exangue, par le vider de l'authenticité qui l'avait inspiré et animé pour un temps. On voit alors certains Eveillés s'y accrocher tant que faire se peut, comme on peut s'accrocher mélancoliquement à l'enfance à jamais perdue. Mais le fait est que la magie n'opère plus à travers leur "objet", que personne ne le regarde plus, sinon comme une lubie d'illuminé.  

Mais en vérité, c'est bien moins dans les "objets" que nous produisons que se trouve notre valeur sociale, mais dans l'état d'esprit avec lesquels nous les "travaillons" et les "consommons". Nous ne sommes pas en dehors de la société de consommation ; nous avons tous les mêmes besoins, même si nous n'en avons pas besoin au même moment de notre vie ; qui n'a jamais vu un "hippie" faire ses courses comme tout le monde !

Nous produisons les "objets" qui correspondent à la satisfaction de nos besoins ; certains suffisent à répondre à la nécessité, d'autres sont à inventer, à créer. A ce titre, rien ne nous distingue du système économique de l'offre et de la demande. Ce qui nous distingue socialement, c'est notre incapacité à créer nos propres richesses ; c'est cette impuissance chronique que nous dissimulons souvent derrière l'idéologie contre-mercantile.  

Et pourtant, cette société consumériste, nous sommes en plein dedans ! Comment peut-on ne pas y être ? même notre mort participe inévitablement à la dynamique de marché ! Et puis, combien d'entre-nous sont contraints de se renier "spirituellement" pour gagner leur vie et élever leurs enfants décemment ?

Ce n'est pas la dynamique de marché que nous devons combattre mais le fait que nous ne gérons pas notre propre marché, celui de l'éthique existentielle. Mais en fait, s'agit-il vraiment de combattre ? Non ! il s'agit plutôt de nous faire plaisir, entre "amis". Est-ce tellement contraignant de choisir de payer son "prochain" Eveillé en échange de l'authenticité de sa prestation ?

Certains dénoncerons peut-être le principe de payer les services d'un "ami d'esprit", regrettant que nous n'ayons pas adopté plutôt un système d'économie sociale et solidaire, sans échange de valeur monétaire classique, type Systéme d'Echange Local ( SEL ). Seulement, ce n'est pas le simple échange de "coup de main" ponctuel que notre Réseau soutient, mais l'usage de prestations régulières, au sens juridique et fiscal du terme. 

Lien vers un autre article :  L'Ethique avant la morale.

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