HIP ! hip ! hip ! Ethique !

Publié le par PH'ART

Dans un précédent article nous faisions référence à la racine du mot hippie, à savoir "hip" - Les Eveillés, des hippies ? . Nous signalions que "hip" était une notion d'origine africaine qui veut dire " avoir les yeux ouverts", autrement dit être Eveillé. Les notion de "hip" et de éthique sont très proches ! 

Être "hip" est un état d'esprit. Contrairement à ce que l'on pense trop souvent, on peut être "hip" sans être nécessairement de style "baba cool". Le style vestimentaire n'est pas toujours, loin de là, le reflet de l'esprit de celui qui l'adopte ; pas plus qu'un label, un logo bio, écolo, éthique, équitable, etc., habillant un produit, ne révele la conscience existentielle de son producteur. 

Car être "hip", Eveillé, est un état de conscience existentielle, une manière de percevoir le monde. Sur quoi le "hip" a-t-il les yeux ouvert ? Sur l'ensemble. En terme philosophique on dira que l'Eveillé appréhende et considère le monde comme un tout .

La vision holistique ( du grec holos, holisme, entier ) qui caractérise l'Eveillé, qui nous caractérise, s'applique moins à la cosmologie de l'univers ( théories ésotéro-métaphysiques ) qu'aux parties qui le composent, et en particulier aux parties qui nous sont accessibles, en d'autres termes les choses sur lesquelles nous pouvons agir, concrétement, et pas seulement agir en pensée.

On peut avoir de grandes pensées politico-philosophiques et par le vote par exemple influer un peu sur le cours des "grandes choses" du monde , il n'empêche que, concrétement, notre champ d'action éthique se résume à nos activités quotidiennes, du moins à celles sur lesquelles notre pouvoir existentiel peut s'appliquer immédiatement. 

Tout cela pour dire quoi ? Et bien que nous les Eveillés "voyons" ou "sentons" que chaque petite chose que nous faisons s'inscrit dans un tout. Et cette manière de voir les choses du monde ne concerne pas seulement nos comportements actifs mais aussi les instants où nous "consommons" où nous contemplons, où nous profitons passivement des plaisirs de l'existence.

Ainsi, nous ne pouvons pas à la fois produire "mauvais" pour les autres, pour le reste du tout, et à la fois "bon" pour nous ; car le fait même de produire non éthique nous irrite existentiellement. C'est ce principe "spirituel" qui fait que nous ne pouvons ni offrir ni consommer dans un plein bonheur quelque produit ou oeuvre qui ne soit entièrement inspirée par la condition "hip". 

Vivre et produire de manière "hip", ou Eveillée, s'applique à pratiquement à tous les domaines des échanges sociaux, de l'art à l'artisanat, de l'agriculture à la culture, de la restauration au tourisme, du bien-être à la thérapie, etc. Nous consommons "hip", nous produisons "hip", donc nous constituons un marché "hip", un marché authentiquement, par essence, éthique. Tant qu'à faire, comme on dit, autant que notre marché nous appartienne en fait.

La gestion du marché éthique, "hip", ou marché des Eveillé, nous a échappé. Disons plutôt qu'on nous l'a volé. Avons-nous protesté ? Certainement pas, nous avons encouragé nos voleurs ! Nous avons cru qu'ils "travaillaient" pour notre cause, en créant des cahiers des charges et des images pour récompenser les premiers de la classe. Seulement, les premiers de la classe sont toujours "choisis" parmi ceux qui sont assis au premiers rangs ; et nous les "petits" sommes au fond ! Voir cet article :  Le marché éthique des "petits".

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