L'habit ne fait pas le "hippie" !

Publié le par PH'ART

Est-ce la ressemblance physique et comportementale qui détermine l'appartenance à une même famille ? D'autant plus si cette famille est une famille d'esprit ? En quoi le fait d'avoir les cheveux longs, de vivre en nomade dans un vieux bus bariolé et de chanter "OM" dans un cercle autour d'un feu au milieu d'une forêt témoigne-t-il d'une conscience Eveillée, d'un esprit "hip" authentique ? 

Si tous les chemins mènent à Rome, tous les chemins "hip" mène aujourd'hui médiatiquement à la "Rainbow Family". Il ne fait aucun doute que l'Eveillé est "spirituellement" membre de cette famille. Seulement, cette famille ne ne lui manque-t-elle pas de respect quand elle fait de l'exhibitionnisme naturaliste son image sociale ?

Les "focalisateurs" de la "famille Rainbow" ont fait d'un reportage diffusé dans l'émission d'Arte Tracks en 2008 une sorte d'emblème médiatique de l'état d'esprit qui les anime. Or, il ne s'agit rien de plus que d'une réunion partielle de famille ! 

Ce reportage commence ainsi "on les appelle les roads dogs, les chiens errants..." ; on y voit témoigner des extrémistes qui règle les problématiques humanitaires et environnementales en une phrase, un "service d'ordre", le fameux camp A, qui se vante de sa consommation d'alcool et tient une liste des gens à tabasser, quelques blancs plus blancs que blancs qui dénigrent l'homme blanc et des exilés temporaires qui fuyent Babylone, la société mauvaise.  

S'il n'y a pas par principe de "chefs" de famille chez les "hip-rainbow", il y en a en revanche qui s'octroient la liberté de faire de leur comportement une généralité sociale. Réduire l'esprit éveillé au nomadisme illuminé, c'est réduire l'image sociale de la famille elle-même !

Soyons réalistes, en vérité la très grande majorité des Eveillés, ou des "hippies dans l'âme", vivent dans Babylone, avec ses règles, ses lois et ces contraintes sociales. Nous ne vivons pas tous, loin de là, dans des bus bricolés, nous consommons et nous produisons comme tout un chacun de nos prochains.

Qui sommes-nous donc pour inféodé l'autre à la Babylone mauvaise à partir de son apsect extérieur. Qui peut nous dire que cet homme en costume qui se débat pour faire vivre sa famille est moins "hip" dans sa tête que l'ersatz d'indien Hopi qui joue du tambourin au Rainbow Gathering.

Ne croyez pas que cet article soit une satire contre les néo-hippies ; nous répondons juste à un fait social: La famille Eveillée ou "hip" se sclérose ; à la force de vouloir trop se protéger de Babylone, sa légèreté de principe s'endurcit ; elle se sectarise - au sens philosophique du terme et non pas juridique -.   

Au lieu de toujours plus "s'enfermer matériellement" dans des camps "spirituellement ouverts", n'est-il pas temps de faire humainement demi-tour et d'aller plutôt "vers" Babylone pour l'animer de notre état d'esprit et de ce qu'il produit ? voir :  Des "hippies" enchanteurs !

 

Liens vers d'autres articles :   L'autre côté de la "Rainbow family". ;  Aux projets citoyens de l'Ethique ! ;  Ethique: le dire avec des pavés ou des fleurs ? ;  Commerce équitable oui, mais de proximité ! ;  New-Âge, l'Eveillé ? ;  Avant de vouloir "changer le monde" !

 

 

 

 

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