Le désenchantement, une Grande Cause !

Publié le par PH'ART

Quelle cause n'a pas sa "journée" nationale voire internationnale ? A chaque grande cause  sa campagne de sensibilisation et les moyens pour tenter de remédier à la problématique qu'elle traite. Mais jamais jusqu'à présent nous n'avons considéré le désenchantement de la société comme une cause. Et pourtant il s'agit assurément  d'une Grande Cause !

Certes le désenchantement n'est pas un mal matérialisable et quantifiable, comme le sont par exemple le nombre de femmes battues, de toxicomanes, les faits de pollution, le besoin de litres de sang, les enfants malades, exploités ou maltraités, etc. Le désenchantement n'est ni moins ni plus grave ou alarmant que toutes les autres causes, il est seulement socialement infiniment plus sournois ; c'est que le désenchantement n'affecte pas directement la société dans sa matérialité.

Le désenchantement gangrène précisément l'esprit humain, la conscience collective ; ce n'est que par effet qu'il touche extérieurement la société. Non seulement le désenchantement est une cause qui mérite, qui doit être impérativement traitée, mais il est aussi un état-cause dont beaucoup de causes manifestes sont les symptômes. Nous n'avons pas dit que le désenchantement spirituelle était cause de tous les maux matériels ; mais il ne fait aucun doute qu'il ne peut pas sortir grand chose de bon d'une mentalité aigrie et morbide. Pour preuve, la justice tient parfois pour circonstances atténuantes l'état psychique choatique d'un criminel au moment des faits qui lui sont reprochés. Et  puis, il est aisé de constater que l'homme change de comportement collectif en fonction de son état d'esprit.

Prenons simplement le fait que nous avons tous tendance à sourire ou à saluer notre prochain quand nous le croisons un dimanche en forêt ou un soir dans un bon restaurant. Sont-ce seulement, comme nous le pensons communément, les circonstances qui déterminent nos comportements ? Dans les cas ou nous sommes confrontés à des situations particulièrement graves et douloureuses il est bien évident que oui. Mais qu'en est-il du bucheron qui trime chaque jour en forêt ou du voyageur-placier qui doit diner par obligation au restaurant ?

La plus belle oeuvre naturelle ou humaine peut être totalement désenchantée par l'esprit qui l'observe. Et de la même oeuvre naturelle ou humaine peut émaner le plus intense enchantement. Notre esprit n'est pas qu'un récepteur d'informations sensorielles, c'est aussi un émetteur qui influence les sens. De la sensation découle des sentiments ; cela tout le monde en a plus ou moins conscience. Mais que les sentiments modifient l'appréhension sensoriels peu de gens s'en soucient.

Nous ne parlons pas ici du pouvoir de la pensée positive dans le développement personnel mais de celui de la conscience enchantée à l'échelle sociale !  Le désenchantement de la société humaine est une Grande Cause spirituelle que nous entendons traiter comme il se doit, impérativement. Il n'y aucun autre contre-poison spirituel contre le désenchantement que l'Enchantement.

Nous sommes au combien conscients qu'une telle cause d'une telle nature ne peut pas être appréhendée dans son bien-fondé, et donc encore moins reconnue d'intérêt publique, par une société qui tend de plus en plus à systématiquement rejeter et condamner toute intention sociale autour desquel gravite la notion de spiritualité ( seule la spiritualité religieuse a encore largement droit de cité ). Alors, il n'y a pas d'autre moyen que de s'engager à titre privé dans la production massive d'Enchantement. De là découle l'ex-istence de notre Réseau d'Eveillés !  Contact : s.phart@laposte.net

Lien vers un autre article : Une économie participative et enchanteuse.

 

 

 

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