Le marché éthique des "petits".

Publié le par PH'ART

Nous sommes des "petits" artistes, artisans, agriculteurs, professionnels du tourisme, animateurs, thérapeutes, auteurs, etc., nous consommons, nous produisons, nous existons authentiquement "éthique"... mais ceux qui se chargent de nous représenter économiquement sur la scène sociale sont loin de l'être, eux, authentiquement "éthiques" ! Sous les "éthiqu-ettes éco-bio-solidairo-équitables", c'est l'état d'esprit même de notre marché qui étouffe ! 

Pourquoi donc sommes-nous "petits" ? Ce n'est certainement pas relativement à notre marché, puisque notre marché pèse plusieurs milliards d'euros rien qu'en France et est en constante progression. Si nous sommes "petits", c'est simplement par le fait que non seulement nous privilégions résolument et inconditionnellement l'authenticité qualitative à la quantité mais en plus et surtout nous voulons existentiellement rester fidèles à l'état d'esprit authentique qui nous anime essentiellement !

Il est évident que de ne produire que quelques kilos de légumes "bio", de ne proposer que trois chambres d'hôtes à la location ou un petit gîte à faible capacité d'acueil, d'exposer nos produits artisanaux dans une petite échoppe de village, d'exposer nos oeuvres artistiques dans un étroit local ou d'organiser, d'animer une conférence ou un spectacle dans une modeste salle des fêtes de village ou encore d'éditer des ouvrages significatifs à faibles tirages, n'est pas fait  pour favoriser notre représentativité sociale.

Or, au fond, que nous proposent les organismes de promotion ou de certifications de nos activités - peut-être devrions-nous plutôt dire organisations de certifications et de promotion tant ces deux casquettes n'en font souvent plus qu'une à leurs têtes - ? Et bien ces organinismes veulent nous faire devenir "grands" ! que nous le voulions ou non ! Et pour que nous devenions leurs "grands" nous devons accepter de devenir leurs "enfants", en d'autres termes d'accepter leur autorité parentale.

Nous savons que tous ceux des nôtres qui ont accepter par nécessité "alimentaire" de vendre leurs âmes aux magnats de la promotion et de la certification des activités "biologico-écologico-équitable" sont, à l'instar de l'artiste qui signe un contrat longue durée avec un gros producteur, obligés de produire, même si leur envie et leur inspiration n'y est plus !  Produire pour toujours gagner plus est la finalité des distributeurs de logos !

Nous avons tous en commun, membres de ce Réseau, de ne pouvoir produire de la qualité authentique que si notre "travail" n'est pas labeur. Un "travail" devient laborieux quand il est forcé par une entité quelconque. Le principe économique de notre Réseau est basé au contraire sur le respect absolu du rythme et de l'espace productif de ses membres participatifs ; rien n'est imposé à ce niveau  !

Rien non plus n'est apposé sur nos produits. Pas de certifications qui aliènent le certifié à un contraignant cahier des charges. Nous n'avons pas besoin de label à coller - voir Un Réseau de "bouche à oreille". - ! Si nous sommes "petits" ce n'est certainement pas au niveau de notre libre-arbitre. Nous sommes capables de nous reconnaître nous-même sans l'aval d'un polytechnicien. Quant notre cahier des charges il ne fait état que d'une mention : l'authenticité en conscience !

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