Le "marché noir" des désenchanteurs.

Publié le par PH'ART

Pour illustrer l'état de désenchantement de la société nous avons plutôt tendance à nous représenter la masse de citoyens hagards qui s'affairent dans les grandes villes, les visages crispés des clients d'un hypermarché, des ouvriers hébétés à l'heure de pointe ou encore une bande de jeunes "qui-ont-la-haine" parcourant les rues à la recherche de plaisirs faciles. Mais le désenchantement est aussi là où le pittoresque est censé émerveiller l'existence ; dans nos charmantes campagnes !

 

Prenez  par un jour doucement ensoleillé un petit marché dominical sentant bon le pâté maison, les fruits et légumes frais et le gros pain "bien cuit au bois" ; on entend un coq chanter au loin, les cloches d'une église paroissiale sonnent bon l'heure de "l'apéro" et la balade digestive familiale à l'ombre de la forêt prévue cet après-midi s'annonce des plus agréables... bref il fait bon vivre ! Mais, si vous regardez plus attentivement, là au milieu de ce petit marché enchanté et enchanteur, se trouve une bande de "petits vieux"* qui cherchent la bagarre ! Oh non, il ne veulent pas la bagarre physique - ils sont trop vieux pour cela - ils veulent tout simplement gâcher la fête existentielle !

 

Regardez les bien ; de leurs visages aigris transpirent la perversion, leurs bouches crachent le venin des messes basses et leurs yeux cherchent en permanence l'innocent enchanté qui pourrait servir de cible épicentrale. Et oui, ne croyez pas que le choix de leur cible soit pour eux une finalité, non, ce qu'ils veulent c'est déclencher un séisme désenchanteur ; disons-le simplement ils veulent que quelque chose de mal se passe et s'étende le plus largement possible dans l'atmosphère ! Et les désenchanteurs ont le pouvoir de faire d'un petit rien un grand mal !

 

Voilà que nos "petits vieux"* desenchanteurs viennent de repérer un jeune couple de musiciens à l'allure un peu folklorique qui s'évertue plus ou moins justement à jouer quelques notes en espérant récolter quelques pièces de monnaie vitales. Jusque-là ces jeunes artistes ne dérangeaient personne ; leur présence sonore s'intégrait harmonieusement dans l'ambiance champêtre générale. Mais qui sont ces jeunes vagabonts ? ne ferait-il pas mieux de travailler comme les autres ? et ces vêtements de hippies qu'ils portent ? que font les gendarmes ? se disent nos expérimentés désenchanteurs.

 

Laissons les dire, pourrions-nous simplement penser. Seulement, ne croyons pas que leurs paroles médisantes ne sont que des mots ; elles sont aussi des charges spirituelles !  La preuve, c'est qu'elles peuvent se diffuser vibratoirement sur le marché et rompre l'équilibre harmonieux qui faisait l'enchantement. Peut-être notre exemple peut apparaître caricatural et un peu léger pour être probant. Et bien, multipliez les quelques "petits vieux" qui composaient se groupe de désenchanteurs par cent par mille par un million, élargisez l'espace de ce petit marché à la société toute entière et remplacez notre couple de "hippies" par l'ensemble des Artistes-enchanteurs  ; et là apparaît en conscience le principe spirituel qui régit l'état d'esprit de toute la collectivité humaine ! C'est un fait : aujourd'hui les désenchanteurs sont dominant !

 

Les sceptiques ou rationnalistes radicaux peuvent bien affirmer avec pertinence que l'existence et la propagation de charges spirituelles n'est pas une réalité scientifique, nous nous constatons tout simplement un fait ! Chaque jour de notre existence nous donne l'occasion d'expérimenter l'influence de l'état d'esprit collectif sur l'état d'esprit individuel. Si comme nous le disions plus haut il suffisait de laisser dire les désenchanteurs, la gestion des ambiances ( au travail, en groupe, urbaines, familiales, sécuritaires, etc ) ne serait pas une préoccupation sociologique. et politique.

 

Nous sommes convaincus que plus des enchanteurs s'expriment plus l'ambiance sociale est enchantée et plus la Vie sous toutes ses formes est respectée parce qu'appréciée à sa juste valeur ! Sommes-nous des naïfs qui ne tenons pas compte du mauvais côté de la Vie - la maladie, le deuil, la mort, etc - ? Certainement pas ! au contraire nous avons bien dit "mauvais côté" de la Vie, sous-entendu qu'il existe un bon côté. Un désenchanteur est un être qui n'a en esprit que le mauvais côté de la Vie. Il est certes libre de son choix "philosophique" mais il n'a en aucun cas le droit de projeter son aigritude existentielle sur toute la société et l'environnement naturel pour empêcher les Eveillés d'être enchantés et d'enchanter !

 

C'est notre droit existentiel d'enchantés et d'enchanteurs que nous revendiquons ici en ce Réseau d'Eveillés ! Contact : s.phart@laposte.net

 

* Il est peut-être utile de présicer, on ne sais jamais par les temps qui courent, que nous n'avons rien contre les "petits vieux" mais contre les désenchanteurs, qu'ils soient jeunes ou vieux ! Nous-mêmes Eveillés sommes des jeunes et des vieux !

 

Lien vers un autre article de ce blog : Enchantés pour enchanter !

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