Mais au fond, qui sommes-nous ?

Publié le par PH'ART

Qui-sommes nous ? Il ne s'agit pas là de nous poser ce questionnement sur le plan individuel - nous sommes assurément suffisament égotistes pour nous auto-analyser, quelque fois jusqu'à la torture mentale - mais de traiter ce questionnement  sur le plan collectif.

Notre première réaction pourrait être de refuser immédiatement cette interrogation collective en revendiquant notre auto-suffisance existentielle. Seulement le fait est que nous ne pouvons durablement jouir pleinement de notre manière d'être-en-soi que si cette dernière nous apporte les ressources matérielles indispensables à notre survie physique et sociale. Autrement dit,, notre manière d'être-en-soi ne peut existentiellement s'épanouir qu'à condition qu'elle produise des fruits extérieurs visibles.

Ce sont ces fruits concrets et uniquement ses fruits concrets qui peuvent intéresser les autres "être-en-soi" et ainsi nous rapporter économiquement de quoi nous épanouir existentiellement. Refuser  cette réalité de principe, c'est généralement condamner notre conscience à souffrir de mélancolie.

Mais comment "vendre" des produits qui ne sont pas à la mode sociale ? Nous devrions en vérité dire "qui ne sont pas à la mode socialement dominante" ; car aussi minoritaire puisse-t-il être, notre "marché de convenance" est potentiellement existant. La convenance de notre marché ne doit pas tenir à notre fortune ou à notre position sociale mais justement à notre manière d'être-en-soi. Encore faut-il pour nous reconnaître en tant que partenaires existentiels que nous sachions collectivement qui nous sommes !

Eveillés, enchanteurs, etc. ne sont rien de plus que des appellations donnant à notre Réseau une identité formelle - elles ne sont d'ailleurs probablement pas définitives - Mais au-delà de cette identité formelle, nous devons disposer d'un totem spirituel, c'est-à-dire d'un fil symbolique  qui permet de nous reconnaître comme une entité collective tout en préservant pleinement l'intégrité de chaque égo qui la constitue. En d'autres termes, nous devons pouvoir reconnaître nos "amis" sans avoir besoin de jouer un personnage de convenance ( ici, la notion de convenance devient péjorative ).

" Les amis de tes amis sont mes amis", dit-on communément ; mais nous nous devons pouvoir dire " puisque tu es mon ami, celui-ci qui est ton ami doit nécessairement avoir quelque chose en lui, quelque-chose-en-soi, qui convient à ce que je suis, à mon être-en-soi. Certes, cet "ami existentiel" ne sera jamais tout à fait moi, mais j'ai au moins l'assurance qu'il l'est un peu. Et cet "un peu" est beaucoup !

Que demandons-nous aux "amis" constituant ce Réseau ? Certainement pas un rapport forcé qui résulterait d''une obligation participative. Seulement, puisque les rapports sociaux sont une nécessité vitale - pas seulement sur le plan économique mais aussi sur le plan affectif - autant que cette nécessité, quand elle est impérieuse ( et elle l'est périodiquement même pour l'introverti qui tient à sa santé mentale ) soit des moins contraignantes, voire dans le meilleur des cas agréables !

Qu'est-ce qui rend les rapports humains moins contraignants ou agréables sinon l'Enchantement. Si nous devions imaginer une phrase reliant d'un trait de plume l'état d'esprit des "amis" de ce Réseau, ce serait une phrase du genre : "Je suis enchanté de vous rencontrer, de vous connaître, de traiter plutôt avec vous qu'avec un autre, de consommer chez vous, de vous vendre mon "produit" à vous... en résumé enchanté que votre manière d'être et de faire ne me dérange pas trop, voire ravit ma manière à moi d'être et de faire ! " 

Enchanteurs, Eveillés ou que sais-je encore ? , avez-vous donc des "produits" de votre esprit à proposer ici, par exemple des produits de ce genre : Un panel d'activités enchanteuses.  ?     

Contact : s.phart@laposte.net

Lien vers au autre article : Eveillés certes, mais pas Indignés !

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