Un marché "écolo-bio" authentique !

Publié le par PH'ART

Le marché de "l'écolo et du bio" est-il sincère et équitable ? Et bien non ! le marché du bon, du bien, et du beau - nous nous disons le marché de l'Enchantement - n'échappe pas à la règle du "beaucoup de moyens publicitaires = beaucoup de clients" et "beaucoup de moyens publicitaires = gros producteurs" ! 

On peut raconter tout ce que l'on veut sur l'éthique, il n'empêche que les acteurs du marché "écolo et bio" qui s'en sortent matériellement sont ceux qui peuvent faire de la publicité de masse, autrement dit ceux qui peuvent crier très fort sur la place publique qu'ils sont beaux et bons et ainsi retenir l'attention de consommateurs même pas convaincus de leurs intentions.

Un label, un logo, une estampille sur les produits de masse, une campagne de publicité de masse et le moine est habillé  ! Si le marché de "l'écolo et du bio"  a besoin d'une certification "officielle" et artificielle pour relier la demande et l'offre c'est que quelque chose est faussé dans le principe ; c'est donc qu'il est fait pour des distributeurs et des consommateurs qui s'interessent infiniment plus, consciemment ou non, aux habits qu'au moine.  

Qui donc peut s'offrir les beaux habits publicitaires - les labels, logos et packaging - qui illumine les yeux des consommateurs du paraître? Et bien ce sont par exemple l'éleveur de centaines de poules pondeuses en batterie à qui on ajoute au cahier des charges l'obligation de laisser à ses "machines" le loisir de se dégourdir les pates quelques minutes sur l'espace bétonné conçu spécialement à cet effet ou le complexe hotelier tout beau tout neuf qui, après avoir saccagé leur espace vital naturel, s'engage formellement à n'embaucher que des autochtones !  

A qui profite le marché de "l'écolo et du bio" ? Et bien certainement ni à ses acteurs et producteurs authentiques ni à ses "consommateurs" authentiques. Si s'était le cas notre Réseau n'aurait aucune raison d'être ! Un "Eveillé" véritable qui produit de l'Enchantement à travers une technique écologique ou biologique - agriculteurs, propriétaires de gîtes pittoresques, petits artisans du bien-être,etc. - n'a certainement pas les moyens de se payer des campagnes massives de pub pour vendre 20 oeufs et louer  trois chambres d'hotes, bien sûr nous caricaturons volontairement !.

On estime que le budget moyen de communication d'une entreprise représente 25% de son budget global ; et on sait que les petits producteurs "écolo et bio" authentiques, eux, doivent consacrer, mine de rien, environ 50% de leur mini budget pour espérer toucher l'infime partie du public qui les aide à survivre !

C'est que l'on parle beaucoup des vertus des produits "écolo ou bio" mais on va rarement les chercher au bout d'un petit chemin de campagne, là où logiquement il doivent se trouver ; une production "bio" dont le siège social est en zone industrielle, c'est quand même pardoxale non ? mais bon puisque c'est marqué " sincère et véritable" sur le paquet !

On peut se dire que l'adresse du siège social d'une entreprise n'indique pas nécessairement le lieu de production effectif des produits ; certes, mais en réalité, il est rare que l'état d'esprit qui anime le petit producteur biologique sincère et véritable le pousse à s'installer juridiquement en zone industrielle !  De même, un lieu d'herbegement ou de restauration où l'on peut se rendre en costume trois pièces ou avec des chaussures à talons aiguille, avouons que c'est n'est pas tout à fait l'idée que l'on se fait d'un "produit" du tourisme vert authentique.

Tout cela pour dire que la publicité de masse n'est pas le moyen de communication qui convient, financièrement et "spirituellement", aux authentiques producteurs et acteurs du tourisme "écolo-bio". Comment faire alors ? et bien comme nous le faisons à travers notre Réseau, en concentrant nos efforts à rapprocher les offreurs authentiques des demandeurs authentiques. Ainsi on évite le gaspillage publicitaire en orientant notre message vers ceux qui "veulent" entendre et en faisnat ainsi que ceux qui "voulaient" entendre ne soit pas trompés sur la marchandise. L'authenticité d'un produit ne se mesure pas son "emballage" matériel mais à l'essence spirituelle ( ou de conscience s'il on préfère ) de son producteur !

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